Le taux de réussite n’est pas un chiffre figé, il varie d’une université à l’autre, même lorsque les parcours affichent une même appellation. Certaines facultés placent la barre très haut pour accéder à la deuxième année, alors que d’autres misent sur un accompagnement plus étoffé. Les fameux discours sur la diversité des profils n’ont pas encore ouvert grand les passerelles entre filières. À cela s’ajoutent des différences notables dans les droits d’inscription et la façon dont chaque LAS évalue ses étudiants. Solliciter l’avis de spécialistes du secteur reste le meilleur moyen de décrypter ce maquis et de calibrer sa candidature, en tenant compte des particularités propres à chaque option.
Comprendre les nouvelles voies d’accès aux études de médecine : PASS et LAS en détail
Depuis la disparition de la PACES, ceux qui rêvent de médecine se retrouvent face à deux choix principaux : le PASS (parcours d’accès spécifique santé) et la LAS (licence avec option accès santé). Ces deux filières ouvrent la porte aux études MMOPK (médecine, maïeutique, odontologie, pharmacie, kinésithérapie), mais elles n’empruntent pas le même chemin. Le PASS plonge directement dans l’univers des sciences et de la santé, tandis que la LAS s’appuie sur une licence généraliste, agrémentée d’un volet médical.
Le PASS séduit ceux qui veulent se consacrer à fond aux matières scientifiques et médicales. Il prévoit une option en dehors de la santé, mais la sélection reste sévère : tout se joue sur des résultats élevés lors des examens, condition indispensable pour rejoindre la deuxième année ou bifurquer vers une autre filière MMOPK.
La LAS, elle, vise les étudiants qui préfèrent bâtir leur parcours sur une licence classique, sciences, droit, psychologie, STAPS, à laquelle s’ajoute une option santé déterminante. Ce format attire les profils qui souhaitent garder des portes ouvertes, au cas où la voie médicale ne leur conviendrait plus. L’option santé, conçue par chaque université, peut peser lourd, mais le cœur du programme reste la licence choisie. Pour passer en deuxième année, l’étudiant doit briller autant dans la licence que dans l’option santé.
| Parcours | Orientation principale | Seconde chance |
|---|---|---|
| PASS | Sciences médicales | Licence optionnelle hors santé |
| LAS | Licence classique + option santé | Poursuite dans la licence initiale |
Derrière ce nouveau décor universitaire, la promesse d’attirer des étudiants venus de différents horizons. Mais, de la sélection aux modalités d’admission, en passant par le nombre de places, les règles varient d’une faculté à l’autre, voire d’une filière à l’autre. Pour choisir avec discernement, il faut passer au crible les contenus, les modalités d’évaluation et les perspectives offertes par chaque parcours.
Quels critères prendre en compte pour choisir la meilleure LAS adaptée à votre profil ?
Trouver la meilleure LAS pour médecine commence par un vrai travail sur soi et par le choix de la licence la plus cohérente. Sciences de la Vie, Psychologie, STAPS, Droit : chaque licence façonne une expérience unique et influence les possibilités si le projet médical doit évoluer. D’une université à l’autre, de Paris Créteil à Toulouse, l’offre de LAS est large. Ce qui fait la différence, c’est la compréhension précise des attentes spécifiques à chaque parcours.
Encore faut-il que la licence et l’option santé s’accordent bien. Les volumes horaires, le poids des matières scientifiques (physique-chimie, maths), la manière dont les cours sont organisés : tout cela diffère selon les universités. Certaines proposent des modules de soutien, de tutorat, voire des sessions de remise à niveau, bien utiles pour ceux dont le parcours en biologie s’est fait plus discret.
La sélection, elle aussi, mérite qu’on s’y attarde. La réussite en deuxième année dépend du parcours choisi, du mode d’évaluation (contrôle continu ou examens finaux), des quotas, des possibilités de redoubler ou de se réorienter en cours de route. Pour les étudiants en situation de handicap, il est possible de demander des aménagements, à condition de s’y prendre tôt auprès de la faculté.
Impossible d’ignorer le contexte général : vie étudiante, ressources sur le campus, qualité des bibliothèques, accompagnement pédagogique, rythme des partiels. Les retours d’étudiants, d’enseignants ou de professionnels donnent souvent des éclairages précieux. Parcoursup facilite la comparaison entre LAS, permet de repérer les spécificités de chaque filière et d’affiner ses choix.
Les avantages concrets des parcours PASS et LAS pour réussir en médecine
Les dispositifs PASS et LAS ont profondément renouvelé la façon d’accéder aux études médicales. Ce qui change vraiment ? Chacun peut suivre un parcours ajusté à son profil, qu’il vienne des sciences, du droit ou des sciences humaines. Le mariage entre licence généraliste et option santé multiplie les scénarios de réussite.
Dans plusieurs universités, comme à l’université Paris Cité ou à l’université de Lille, l’accompagnement s’est renforcé. Les tutorats, animés par des étudiants chevronnés, créent un esprit d’entraide et facilitent la réussite. Les chiffres sont révélateurs : selon le classement Thotis et les données du MESRI, certaines LAS obtiennent jusqu’à 25 % de passages en deuxième année, un bond en avant par rapport à l’ancien système.
Il y a aussi la sécurité du parcours. Si la médecine ne s’ouvre pas, la licence permet de continuer sans rupture. Les étudiants bénéficient d’un cadre de vie plus équilibré : vie associative, sport, accompagnement santé, mutuelle étudiante. À l’université Claude Bernard Lyon 1 ou à Montpellier-Nîmes, cette logique de parcours a déjà convaincu, en favorisant les passerelles vers la kinésithérapie ou d’autres métiers paramédicaux.
Ressources, devis personnalisés et avis d’experts : bien s’informer avant de se lancer
Avant de se lancer dans une LAS pour médecine, se tourner vers des avis professionnels fait souvent la différence. Des plateformes spécialisées comme Thotis ou les centres d’orientation universitaires publient chaque année des comparatifs, des chiffres de réussite et des témoignages actualisés. Les retours d’anciens étudiants, accessibles sur internet ou lors des journées portes ouvertes, offrent un aperçu concret de la charge de travail, de la force du tutorat et de la pertinence des alternatives.
Demander un devis personnalisé auprès d’organismes reconnus permet aussi d’éclairer son choix. Cours Thalès, préparations universitaires : il existe de nombreuses formules, en présentiel, à distance ou en accompagnement individuel. Les associations étudiantes et certains tuteurs bénévoles, parfois en lien avec le Crous, proposent aussi des solutions gratuites ou à coût réduit.
Avant de se décider, il vaut mieux examiner plusieurs points pratiques :
- Logement étudiant : s’informer sur les aides disponibles (APL, ALS) et sur les offres situées à proximité des campus.
- Assurance et mutuelle santé : comparer les formules pensées pour les étudiants en santé, parfois proposées par les universités ou les associations.
- Vie étudiante : jauger le niveau d’intégration, l’animation du campus, l’accessibilité aux services (soutien psychologique, aides financières, etc.).
Échanger avec des enseignants, des responsables pédagogiques ou des professionnels de santé reste une démarche précieuse. Les rapports publiés chaque année par les universités sur les parcours PASS/LAS permettent d’accéder à des statistiques détaillées : taux de passage en deuxième année, dispositifs d’accompagnement, passerelles proposées. Prendre le temps de décortiquer ces données, c’est se donner une chance de plus avant d’attaquer la première année de médecine. Rien ne remplace la méthode et la réflexion pour franchir ce premier cap.


